CHAPITRE XV — L’IMMIGRATION : CHOISIR, INTÉGRER, RENVOYER
Ce chapitre est le second volet d’un diptyque ouvert au chapitre XIII. Là, nous avons dit ce que la République exige de tous ceux qui vivent ici : une assimilation exigeante, aveugle aux croyances, attentive aux seuls actes. Ici, nous disons qui la France accueille, comment elle l’intègre, et qui elle renvoie. Une vérité d’abord, économique et brutale : la France décroche. Dans ce paysage, l’immigration n’est pas d’abord une question d’ordre public -c’est un levier qu’il faut choisir, intégrer, et, quand elle est irrégulière, renvoyer. Avec une boussole, la même qu’au chapitre XIII : fermeté sur les actes et sur le droit, jamais sur les origines ; et lucidité contre les deux mensonges -le déni et le Grand Remplacement.
Proposition 93 — L’immigration intelligente, l’arme d’un pays qui décroche
Ce qui existe. Le débat français sur l’immigration ne connaît que deux mots : « plus » ou « moins ». Jamais « qui », jamais « pour quoi faire ». Pendant ce temps, l’économie, elle, a une réponse précise que nous refusons d’entendre.
Ce que l’on constate. Souvenons-nous du « plombier polonais » de 2005, épouvantail d’une France qui se croyait riche. Vingt ans plus tard, le rapport s’est inversé : la France a reculé de 0,1 % au premier trimestre 2026, quand la Pologne caracole ; son revenu par habitant, en pouvoir d’achat, est passé de 46 % du nôtre en 2004 à près de 83 % en 2025, et pourrait nous dépasser vers 2034. Désormais, c’est le plombier polonais qui pourrait craindre le Français -ou le convoiter. Un pays qui décroche n’a pas le luxe de se priver de bras et de cerveaux. On se cache la vérité depuis bien trop longtemps à cause des épouvantails de l’extrême droite !
Ce qui nous menace. Le double piège : se fermer par peur et accélérer le déclin faute de forces vives ; ou s’ouvrir sans choisir et nourrir le désordre qui fait gagner les extrêmes. Les deux mènent au même mur.
Ce que nous ferons. Faire de l’immigration une politique économique pilotée, et le dire franchement : nous choisirons qui vient et pour quoi faire. Étudiants et talents attirés (proposition 94), travail choisi par le besoin et la langue (proposition 95), irrégularité renvoyée (proposition 97) — le tout sur le socle d’assimilation exigeante posé au chapitre XIII. L’immigration n’est ni un péché ni une pénitence : c’est un levier, à manier avec méthode au service du pays.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les deux démagogies, celle du « zéro immigré » qui appauvrit et celle du « tout le monde entre » qui désordonne. Y gagnent : l’économie, qui retrouve des forces ; et les Français, à qui l’on cesse de mentir dans les deux sens.
Pourquoi tout le monde y gagne. Une nation sûre d’elle-même choisit son immigration comme elle choisit ses investissements : selon ce qu’elle veut devenir. C’est la fermeté de celui qui sait où il va, non la peur de celui qui recule.
Les chiffres. Coût : nul en propre — une doctrine de pilotage. Rapport : l’immigration choisie comme levier face au décrochage — le revenu polonais par habitant est passé de 46 % du nôtre (2004) à ~83 % (2025), nous dépassant peut-être vers 2034. Inaction : se fermer et accélérer le déclin faute de forces vives, ou s’ouvrir sans choisir et nourrir le désordre. Trajectoire : neutre pour la dette, positive (cotisants, croissance) via l’immigration choisie. Concrètement : on choisit qui vient et pour quoi faire — étudiants, talents, métiers en tension.
Proposition 94 — Étudiants et talents : le passeport des cerveaux
Ce qui existe. Les meilleurs étudiants du monde hésitent entre Boston, Londres, Singapour et Paris ; nos démarches de visa, lentes et tatillonnes, tranchent souvent à notre désavantage. Et nos propres cerveaux -ingénieurs, chercheurs, médecins- partent là où le travail paie davantage.
Ce que l’on constate. Un étudiant étranger formé en France apprend notre langue, tisse des liens, et -s’il reste- paiera nos retraites ; s’il repart, il devient un ambassadeur et un client. L’Inde et la Chine forment des dizaines de millions de diplômés que l’Amérique capte ; nous laissons filer une grande part de ceux que l’Europe faisait avant rêver et qui aujourd’hui se rabattent sur l’Allemagne souvent par défaut.
Ce qui nous menace. Une France qui forme à perte ou n’attire plus : universités déclassées, laboratoires vidés, sièges sociaux ayant déménagé -et les cotisants de demain avec eux.
Ce que nous ferons. Un passeport des cerveaux. Visas étudiants facilités et accélérés, en priorité pour les filières d’avenir et les grands viviers d’étudiants -Inde, Chine- avec un droit au séjour après le diplôme pour qui décroche un emploi qualifié. Le Passeport Talent et l’accueil des fondateurs et profils rares de la technologie seront encore simplifiés : un guichet, des délais courts, une réponse en semaines, pas en mois. Et nous retiendrons aussi les nôtres : le plafonnement des prélèvements sur les hauts salaires (proposition 8) n’est pas un cadeau aux riches, c’est la condition pour que nos talents restent de ce côté de l’Atlantique. Le tout calqué sur le passeport FrenchTech si le bilan s’avère positif.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : la lenteur administrative qui faisait fuir les meilleurs, et les pays concurrents qui captaient ce que nous formions. Y gagnent : nos universités et nos entreprises de pointe, nos comptes sociaux, et la francophonie, qui gagne chaque diplômé séduit.
Pourquoi tout le monde y gagne. La guerre des talents est mondiale, et nous la perdons par négligence, pas par destin. Attirer un cerveau, c’est un impôt futur, un emploi créé, une influence gagnée, un prestige qui se maintient. Le pays qui ouvre la bonne porte au bon moment ne se vide pas : il se renforce.
Les chiffres. Coût : marginal — l’accélération des visas et un guichet, pas une dépense. Rapport : un étudiant ou un talent retenu, c’est un impôt futur, un emploi, des cotisations pour nos retraites ; le plafonnement des prélèvements (proposition 8) retient nos propres cerveaux. Inaction : des universités déclassées et des cerveaux captés par Boston, Londres ou Singapour. Trajectoire : positive (cotisants, croissance, francophonie). Concrètement : visas étudiants accélérés (Inde, Chine), Passeport Talent simplifié — une réponse en semaines, pas en mois.
Proposition 95 — L’immigration de travail choisie : par le besoin et la langue, jamais par la foi
Ce qui existe. Des secteurs entiers -soin, bâtiment, agriculture, hôtellerie- manquent de bras pour des métiers que ni le robot ni l’intelligence artificielle ne remplaceront de sitôt. Faute de voie légale claire, ces emplois se pourvoient dans l’ombre, au noir, au gré de régularisations subies.
Ce que l’on constate. Le pays a besoin de cette main-d’œuvre, mais il veut -et c’est légitime- qu’elle s’intègre. La crainte d’une culture trop éloignée est réelle ; mais la réponse n’est pas le tri par la religion, que notre Constitution interdit et que le chapitre XIII récuse expressément. La réponse est le tri par ce qui prédit vraiment l’intégration : la langue, le besoin, l’engagement à respecter le jeu commun.
Ce qui nous menace. Deux impasses : le tri ethnique ou religieux, illégal et explosif, qui ruinerait notre concorde et finirait censuré ; ou l’absence de tout choix, qui nourrit le travail clandestin et le ressentiment.
Ce que nous ferons. Une immigration de travail choisie, par des critères clairs et avouables. La langue d’abord : priorité à la francophonie -un travailleur qui parle déjà français s’intègre plus vite, et la francophonie, c’est l’Afrique francophone autant que le Québec ou le Levant. Le besoin ensuite : des métiers en tension identifiés, révisés chaque année, sans quota idéologique mais avec une cible assumée. L’assimilation enfin : l’engagement à apprendre la langue lorsqu’il le faut et à respecter les règles communes -le contrat du chapitre XIII, opposable. Aucun critère ne nommera une religion ni une couleur : nous choisissons sur des actes et des aptitudes, jamais sur des appartenances. C’est plus juste, c’est légal, et c’est plus efficace.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les filières du travail dissimulé, et les démagogues qui réclament un tri par l’origine qu’aucun juge ne validerait. Y gagnent : les secteurs en tension, enfin pourvus en règle ; les travailleurs, sortis de l’ombre ; et la cohésion, préservée d’une ligne de fracture mortelle.
Pourquoi tout le monde y gagne. Choisir par la langue et le besoin, c’est obtenir la proximité culturelle que chacun désire sans trahir l’universalisme qui nous tient. La France n’a jamais demandé d’où l’on vient ; elle a demandé si l’on parle sa langue et si l’on joue son jeu. C’est encore la meilleure réponse.
Les chiffres. Coût : nul. Rapport : les secteurs en tension (soin, bâtiment, agriculture, hôtellerie) pourvus en règle, le travail au noir tari, des cotisations en plus. Inaction : le travail dissimulé, ou un tri ethnique illégal qui ruinerait la concorde et finirait censuré. Trajectoire : neutre, positive via l’emploi régularisé. Concrètement : un tri par la langue (francophonie), le besoin (métiers en tension révisés chaque année) et l’assimilation — jamais par la religion ni la couleur.
Proposition 96 — La vérité sur l’immigration et la délinquance : ni déni, ni Grand Remplacement
Ce qui existe. Sur ce sujet, deux mensonges se partagent le marché. L’un jure que l’immigration n’a aucun lien avec la délinquance, contre l’évidence des chiffres. L’autre agite un « grand remplacement » programmé, contre l’évidence de la démographie. Entre les deux, les Français, lassés qu’on les prenne pour des imbéciles.
Ce que l’on constate. Disons les chiffres sans trembler : les étrangers, 8 % de la population, sont surreprésentés dans une partie de la délinquance enregistrée en 2024 — de l’ordre de 18 % des homicides, 27 % des vols violents, 38 % des cambriolages. Et disons aussitôt ce qu’ils signifient : cette surreprésentation tient pour l’essentiel à la structure — des hommes jeunes et précaires, surreprésentés dans la délinquance quelle que soit leur origine —, à l’échec d’intégration, et à des biais documentés de la police et de la justice. L’immense majorité des immigrés ne commet aucun délit. Quant au « grand remplacement », les démographes le réfutent : la moitié des descendants d’immigrés vivent en couple mixte, et 99 % parlent français à leurs enfants. Il n’y a pas « eux » contre « nous » ; il y a, à chaque génération, un « eux » qui devient « nous ».
Ce qui nous menace. Le déni nourrit l’extrême en lui laissant le monopole de la franchise ; le complotisme nourrit la haine en lui donnant une fausse science. Les deux rendent toute politique impossible.
Ce que nous ferons. Dire la vérité, toute la vérité, et en tirer la politique : puisque le moteur n’est pas l’origine de l’immigration, mais la précarité d’une partie de cette immigration, et l’intégration majoritairement ratée d’une partie de cette population, alors nous frapperons là -fermeté sur les actes (chapitres XIV et XIII), assimilation exigeante, fin des zones de non-droit (proposition 98). Les statistiques de la délinquance seront publiées, complètes et contextualisées, plutôt que fuitées et instrumentalisées. La République n’a pas peur de ses chiffres ; elle a peur de ceux qui les cachent ou les déforment. Il faudra tendre vers une décorrélation « immigration / délinquance » dans l’imaginaire collectif !
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les marchands de déni et les marchands de peur, qui vivent du même brouillard. Y gagnent : les Français, traités en adultes ; et les immigrés respectueux des règles, soulagés d’un soupçon collectif injuste.
Pourquoi tout le monde y gagne. On ne combat bien que ce qu’on nomme exactement. En refusant à la fois l’aveuglement et le fantasme, on rend le problème traitable -et l’on retire aux extrêmes leur fonds de commerce : la moitié de vérité que l’autre camp leur abandonne.
Les chiffres. Coût : nul — la transparence des chiffres. Rapport : désarmer à la fois le déni et le complotisme, et agir sur le vrai moteur (précarité, intégration ratée) plutôt que sur l’origine. Inaction : les extrêmes qui prospèrent sur le brouillard — déni d’un côté, fantasme de l’autre. Trajectoire : neutre pour la dette. Concrètement : étrangers 8 % de la population mais surreprésentés (≈18 % des homicides, 38 % des cambriolages en 2024) — une surreprésentation de structure (hommes jeunes précaires) ; et la moitié des descendants d’immigrés en couple mixte, 99 % parlant français à leurs enfants : le « eux » devient « nous ».
Proposition 97 — L’immigration irrégulière : retours effectifs, partenariats, et la fermeté dans le droit
Ce qui existe. Des dizaines de milliers d’obligations de quitter le territoire sont prononcées chaque année ; une faible part est exécutée, faute d’accords de réadmission et de laissez-passer consulaires. Pendant ce temps, les routes migratoires tuent en mer, et les filières de passeurs prospèrent.
Ce que l’on constate. L’externalisation pure -déporter les demandeurs d’asile vers un pays tiers- séduit sur le papier et échoue au tribunal : le plan britannique vers le Rwanda a été annulé par la Cour suprême puis abandonné ; l’accord italo-albanais a été bloqué à répétition par les juges et fragilisé par la justice européenne. Ce qui marche, ce n’est pas le camp lointain : c’est l’accord de réadmission qui fonctionne, et le levier qui le rend possible.
Ce qui nous menace. Continuer à prononcer des retours qu’on n’exécute pas, c’est le pire des deux mondes : ni l’humanité de l’accueil, ni la crédibilité de la fermeté ; juste l’impuissance, carburant des extrêmes.
Ce que nous ferons. La fermeté dans le droit, à l’échelle où elle est efficace : l’Europe. Des « hubs de retour » européens et des accords de réadmission négociés pays par pays, adossés à un traitement rapide et rigoureux des demandes sur notre sol — l’asile maintenu pour ceux qui le méritent vraiment, refusé vite aux autres. Le levier sera le donnant-donnant assumé : vigilance aux frontières et réadmission de leurs ressortissants contre investissements, énergie, infrastructures, technologie, santé et vaccination, éducation -en particulier des femmes- avec les pays d’Afrique du Nord et subsaharienne, y compris là où la concurrence russe et djihadiste complique la donne. On sauve en mer, toujours ; mais on raccompagne, vraiment. Et l’on attaque la racine : mieux vaut financer une centrale décarbonée ou une école d’ingénieurs au pays de départ que de subir ici les conséquences d’un sous-investissement local ! Le co-développement n’est pas de la générosité, c’est de l’intérêt bien compris. Garde-fou intangible : non-refoulement, dignité des personnes, jamais de camp indigne en notre nom.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les filières de passeurs, et les États qui refusaient de reprendre leurs ressortissants sans contrepartie. Y gagnent : les pays partenaires, qui reçoivent des investissements utiles ; les migrants, épargnés des routes mortelles ; et la crédibilité de la France, qui fait enfin ce qu’elle dit.
Pourquoi tout le monde y gagne. Une politique de retour qui fonctionne est la condition d’une politique d’accueil qui dure : c’est parce qu’on renvoie ceux qui n’ont pas le droit de rester qu’on peut accueillir dignement ceux qui l’ont. La fermeté et l’humanité ne s’opposent pas ; l’une garantit l’autre.
Les chiffres. Coût : la France dépense déjà ~1,8 milliard par an contre l’immigration irrégulière et ~1,2 milliard d’aide médicale d’État, pour des résultats que la Cour des comptes juge médiocres — un éloignement coûte de 4 500 à 16 000 € ; nous réorientons ces moyens vers l’efficacité, plus un volet de co-développement largement redéployé de l’aide existante. Rapport : des retours effectifs (hubs européens + accords de réadmission), des routes mortelles taries, la pression réduite à la source. Inaction : des dizaines de milliers d’obligations de quitter le territoire prononcées et presque jamais exécutées — ni l’humanité de l’accueil, ni la crédibilité de la fermeté. Trajectoire : réorientation des ~3 milliards déjà dépensés, plus une aide à effet de réduction à la source. Concrètement : des hubs de retour européens et des réadmissions dans le droit (non-refoulement), le donnant-donnant avec l’Afrique du Nord et subsaharienne — l’externalisation pure (Rwanda, Albanie) a échoué en justice.
Proposition 98 — Bidonvilles et zones de non-droit : la dignité par le logement, le droit par la fermeté
Ce qui existe. Aux marges de nos grandes villes subsistent des bidonvilles et des zones où l’État ne passe plus : insalubrité, insécurité, trafics, traite d’êtres humains, points de transit pour les clandestins. Personne n’y gagne : ni leurs habitants, ni les riverains, ni la République.
Ce que l’on constate. Rien ne justifie la permanence de ces zones : ni la santé, ni la sécurité, ni la dignité de ceux qui y vivent, souvent exploités par ceux-là mêmes qui les y maintiennent. Les laisser perdurer, ce n’est pas de la tolérance, c’est de l’abandon — et l’abandon nourrit la traite et le trafic.
Ce qui nous menace. Des enclaves qui s’enkystent, deviennent des plaques tournantes du crime, et accréditent l’idée que l’État a renoncé à une part de son territoire.
Ce que nous ferons. Traiter le sujet pour ce qu’il est aussi : une question de logistique humaine sur notre sol. Démanteler les bidonvilles en proposant un relogement digne et dispersé -éviter le regroupement qui recrée le ghetto, en travaillant avec les associations partout sur le territoire, et en frappant sans relâche les réseaux de traite et de trafic qui les exploitent. Les personnes en situation régulière seront accompagnées vers le droit commun ; les personnes en situation irrégulière seront raccompagnées, selon la proposition 97. Aucune communauté n’est visée pour ce qu’elle est : on agit sur des situations -l’insalubrité, l’exploitation, l’illégalité , la sécurité- jamais sur des appartenances.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les réseaux qui prospéraient sur la misère organisée, et le confort de fermer les yeux. Y gagnent : les habitants de ces zones, rendus à une vie digne ; les riverains, à un cadre apaisé ; et l’État, qui réoccupe ce qu’il avait laissé filer.
Pourquoi tout le monde y gagne. Une ville sans bidonville n’est pas une ville plus dure : c’est une ville plus humaine, où nul n’est laissé dans la boue et nul n’est laissé dans la peur. La dignité et l’ordre vont ensemble -les séparer, c’est les perdre tous les deux.
Les chiffres. Coût : le démantèlement et le relogement dispersé — modéré, en partie par substitution. Rapport : la fin des plaques tournantes du crime et de la traite, la dignité rendue, l’ordre rétabli. Inaction : des enclaves qui s’enkystent et accréditent l’idée que l’État a renoncé à une part de son territoire. Trajectoire : dépense modérée, gain de sécurité. Concrètement : démantèlement, relogement dispersé (anti-ghetto), frappe des réseaux de traite, retour pour les irréguliers (proposition 97) — jamais de ciblage communautaire.