La campagne 2027 produit chaque semaine des promesses chiffrées. Ici, on les passe au banc d'essai. Pas d'indignation, pas de dogme : chaque mesure est traduite en paramètres, injectée dans le moteur de simulation ouvert — le même qui audite notre propre programme — et confrontée aux faits économiques documentés.
Deux colonnes à chaque fois : la promesse telle qu'elle est vendue, les faits tels que la littérature économique et les précédents les documentent. Puis le verdict du moteur — que vous pouvez contester : chaque bouton charge la mesure dans le simulateur, où toutes les hypothèses sont modifiables. Aucun chiffre sans son chemin.
≈ 1 800 foyers concernés, une assiette de plus de 1 000 Mds€, un impôt plancher de 2 % : ≈ 20 Mds€/an, stables, sans effet sur l'économie.
| Effet sur la dette publique* | 2030 | 2033 | 2037 |
|---|---|---|---|
| Si la promesse dit vrai (20 Mds stables) | −59 Mds | −110 Mds | −189 Mds |
| Avec l'érosion documentée | −33 Mds | −45 Mds | −64 Mds |
* écart par rapport à la trajectoire sans la mesure, scénario réaliste, école consensus FMI.
Le verdict honnête : même érodée, la taxe rapporte — mais trois fois moins que promis (64 Mds cumulés au lieu de 189 d'ici 2037). Bâtir une trajectoire de redressement sur le chiffre d'affiche, c'est construire sur du sable ; et le prix caché — fuite des capitaux, frein au financement des entreprises en croissance — se paie sur la décennie.
Retour à 60 ans avec 40 annuités, financé par des recettes nouvelles. Coût affiché par ses promoteurs : ≈ 15 Mds€/an.
| Effet sur la dette publique* | 2030 | 2033 | 2037 |
|---|---|---|---|
| Au chiffrage des promoteurs (15 Mds) | +17 Mds | +36 Mds | +61 Mds |
| Au chiffrage institutionnel (30 Mds) | +35 Mds | +73 Mds | +121 Mds |
* écart par rapport à la trajectoire sans la mesure, scénario réaliste, école consensus FMI. Le déficit annuel se dégrade de ~12 Mds/an au chiffrage institutionnel.
Le verdict honnête : regardez la ligne 2030 puis la ligne 2037 — c'est la même mesure. L'effet immédiat paraît supportable parce que la relance masque le coût ; en 2037, c'est +121 Mds de dette. Une promesse dont le vrai prix n'apparaît qu'après l'élection suivante mérite d'être jugée sur 2037, pas sur 2028.
TVA de 5,5 % → 0 % sur l'énergie et un panier de produits essentiels : ≈ 12 Mds€/an rendus « intégralement » aux consommateurs.
| Effet sur la dette publique* | 2030 | 2033 | 2037 |
|---|---|---|---|
| Coût budgétaire de la mesure | +31 Mds | +58 Mds | +98 Mds |
* écart par rapport à la trajectoire sans la mesure, scénario réaliste, école consensus FMI.
Le verdict honnête : ~100 Mds de dette en dix ans pour une baisse de prix dont l'histoire montre qu'une bonne partie n'atteindra jamais le ticket de caisse. Si l'objectif est le pouvoir d'achat des ménages modestes, chaque euro ciblé fait le travail de deux euros saupoudrés.
Chaque mesure est traduite en leviers chiffrés (montant, montée en charge, érosion) puis simulée par le moteur ouvert du site — le même qui audite notre propre programme, sous trois écoles économiques. Les tableaux ci-dessus utilisent le scénario réaliste et l'école consensus FMI (multiplicateurs : dépenses ×0,9, recettes ×0,6).
Vous contestez une hypothèse — le rendement, l'érosion, le multiplicateur ? Tant mieux : c'est fait pour. Chargez la mesure dans le simulateur, changez les curseurs, et regardez ce que disent vos propres chiffres. Le moteur, les données et la méthode sont en accès libre.
Cette page s'enrichira au fil de la campagne, à mesure des annonces des candidats.