Chaque programme chiffré publié par un candidat déclaré sera audité ici. Pas d'indignation, pas de commentaire : le programme est traduit en leviers chiffrés, chargé dans le moteur de simulation ouvert, et simulé sous des hypothèses communes et publiques — la France telle qu'elle sera réellement héritée au soir de l'élection, les mêmes multiplicateurs et les mêmes règles pour tous. Ces hypothèses sont fixées par l'auteur, affichées en clair et modifiables : ce n'est pas un label d'indépendance.
La page du crash-test juge des mesures isolées ; ici, ce sont les programmes complets qui passent au banc d'essai — à mesure que les candidats publient des chiffres, et avec leurs sources.
Le point de départ de tout audit : la trajectoire tendancielle des comptes publics, sans aucune réforme d'ampleur d'ici l'élection. C'est la situation que n'importe quel président élu trouvera sur son bureau.
| Indicateur (tendanciel, école consensus) | Valeur |
|---|---|
| Déficit public | ≈ −5,1 % du PIB par an |
| Dette publique fin 2026 | ≈ 118,7 % du PIB (~3 655 Mds€) |
| Charge d'intérêts | 73 Mds€ en 2026 → 83 Mds€ en 2027 |
| Dette 2037 si rien ne change | ≈ 132 % du PIB (131,8 %) |
Calculé par le moteur ouvert (scénario « Tendanciel », école consensus FMI) à partir des comptes publics réels de départ — données et code en accès libre.
Candidats présentés par ordre alphabétique. Par défaut, chaque programme est chargé au chiffre d'affiche du candidat ; quand un contre-chiffrage indépendant existe, une seconde version est proposée. État des sources au 2 septembre 2026 — verdicts recalculés le 02/09/2026 avec le moteur v2.2 (contre-audits : impulsions en euros constants, emploi symétrique, ajustement stock-flux, potentiel d'offre réel signé, validation stricte, schéma unique JS/Python) — intègre le débat des sept présidentiables à la REF/Medef du 27 août 2026.
Cadrage budgétaire publié le 02/07/2026 : 120 à 150 Mds€ d'économies sur dix ans (deux tiers sur les dépenses sociales, dont −100 000 postes de fonctionnaires = 7 Mds/an), année blanche 2028, aucune hausse d'impôt, objectif zéro déficit en 2037, avec un point de passage sous 3 % de déficit avant la fin du premier quinquennat. Pas encore de programme consolidé mesure par mesure. Précision au débat REF (27/08) : plan salaires « +200 € nets jusqu'à 2,5 SMIC » financé par TVA sociale, via la part salariale des cotisations vieillesse (50-60 Mds en jeu, non intégré ici faute de chiffrage net publié).
Programme intégral publié (162 propositions, 23 chapitres), traduit en 30 leviers budgétaires sourcés levier par levier, recalés sur l'édition consolidée du 30/07/2026 : impôts de production −84 Mds conditionnés, TVA sociale, rabot des niches (+12), 500 000 postes non renouvelés sur dix ans, réforme des retraites (−10, hypothèse à décomposer), investissements école/recherche/santé/défense. Chiffrage central = version médiane ; les chocs exogènes sont les scénarios crise et guerre du moteur.
Candidature à la primaire commune de la gauche annoncée le 30 août 2026. Orientations connues (soutien à la taxe Zucman, abrogation de la retraite à 64 ans) mais aucun corpus chiffré consolidé publié à ce jour — l'audit sera ajouté dès publication.
Au débat de la REF (27/08) : réserver la commande publique européenne (~2 000 Mds/an, hors budget national) aux productions européennes, durcir la fiscalité des transmissions d'entreprises au-delà de 50 M€ (réforme du pacte Dutreil, « modèle allemand »), sortir des « 70 Mds de subventions aux énergies fossiles pendant la crise énergétique » (chiffre du candidat, jugé imprécis par le fact-check : les boucliers 2021-2023 ont coûté 72-85 Mds, en large part sur l'électricité décarbonée), et baisser la CSG sur les salaires pour augmenter le net, financée en partie par la taxation des successions les plus importantes (montants non précisés). Pas encore de programme national chiffré permettant une trajectoire — audit dès publication.
Mesures fermes annoncées (débat REF, 27/08) : TVA sur toute l'énergie de 20 % à 5,5 % — 12 Mds selon le RN, 16,8 Mds selon Bercy (électricité 4,5, gaz 2,3, carburants 10) — (cadre UE : taux réduit possible sur gaz et électricité, exclu sur les carburants — dir. 2006/112/CE) ; retraite : âge légal ramené à 62 ans, et 60 ans pour les carrières longues (début avant 20 ans, 40 annuités) — « 9 Mds en année pleine » selon la candidate, 34,7 Mds selon l'Institut Montaigne (chiffrage 2024 du même périmètre 62/60 ; fourchette 31,5–44,7 Mds, valeur centrale retenue), 26 Mds avancés par G. Attal au débat (non vérifié) ; suppression des cotisations retraite et chômage pour les salariés poursuivant leur activité au-delà de l'âge légal (incitation seniors, non intégrée faute de chiffrage net — le « zéro cotisation jusqu'à 3 SMIC » relevait du programme 2022). Une trajectoire de 125 Mds€ d'économies (dont ~1 200 agences) est annoncée pour octobre, non encore publiée.
Maire de Cannes, candidature déclarée en avril 2026. Ligne libérale et décentralisatrice : réduction des dépenses publiques et de la bureaucratie, baisse des impôts de production et des charges, liberté de négociation salariale dans l'entreprise, transfert de compétences aux communes. Pas de chiffrage consolidé publié à ce jour — l'audit sera ajouté dès publication.
Programme officiel : « L'Avenir en commun » éd. 2025 (831 mesures) ; le chiffrage revendiqué reste celui de 2022 : 250 Mds€/an de dépenses nouvelles, 267 Mds€/an de recettes (actualisation annoncée pour la rentrée 2026). Contre-chiffrage Institut Montaigne 2022 : 332 Mds de dépenses, 113 Mds de recettes réelles. Les 267 Mds revendiqués se ventilent, selon le document LFI (version abrégée 2024, p. 28), en 163 Mds de fiscalité, 52 Mds de lutte contre la fraude et 52 Mds de « recettes liées aux emplois et à la consommation » — des retours macroéconomiques que le moteur calcule déjà lui-même. L'entrée moteur comparable est donc 215 Mds (267 − 52) ; la version déclarative à 267 est proposée à part, marquée non comparable. C'est le chiffrage 2022 qui est audité tant que l'édition 2025 n'est pas chiffrée. Fin août 2026 : proposition de geler ou d'annuler la part de dette détenue via la Banque de France/Eurosystème (~636 Mds, 18 % de la dette). Non intégrée aux verdicts : irréalisable unilatéralement en droit de l'Union (traités, BCE) et sans effet sur le déficit annuel — un scénario séparé sera publié dès qu'un mécanisme précis le sera.
Campagne relancée le 05/07/2026 (Adidas Arena). Seul chiffrage officiel publié : le « deal » du 06/11/2025 — −50 Mds€/an d'impôts de production contre −50 Mds€/an d'aides publiques — plus un objectif de déficit à 2 % en 2032, la défense vers 3 % du PIB et un pilier retraite par capitalisation (non chiffré). Le plan d'économies global n'est pas encore publié. Au débat REF (27/08) : refus réitéré de chiffrer un âge de départ à la retraite. À Mayotte (21/08) : suspension du droit d'asile, du droit du sol et du regroupement familial sur l'archipel, « centre de retours » vers l'Afrique de l'Est — mesures régaliennes sans chiffrage budgétaire publié : aucun levier créé.
Pas de programme consolidé publié ; chiffres issus d'interviews et de discours : « choc fiscal » de 40 Mds€ (−25 charges sur le travail, −15 impôts de production), plan d'urgence de 120 Mds€ d'économies d'ici 2032 (son chiffre désormais récurrent ; chiffrage initial : 80 Mds, Le Figaro 29/03 — le « 150 » qui circule correspond au périmètre contesté des aides aux entreprises, pas à un plan d'économies : écarté), plan IA de 25 Mds sur le quinquennat avec 250 000 postes publics libérés d'ici 2032, dont 125 000 redéployés (aucune économie) et 125 000 non remplacés (~7,5 Mds/an selon le candidat — Acteurs Publics —, compris dans le plan global ; le chiffre politique de 15 Mds n'est pas documenté). Au débat REF (27/08) : âge de départ indexé sur l'espérance de vie (« modèle Fillon »), équilibre des finances en 5 ans. Tribune du 07/05 : fin des soutiens publics à l'éolien et au photovoltaïque — économies nettes dépendantes des contrats en cours, non intégrées faute de chiffrage vérifiable.
Au débat de la REF (27/08) : SMIC à 2 000 € bruts avec plan d'accompagnement des PME (impact budgétaire indirect, non chiffré par la candidate), rétablissement du fonds vert des collectivités — 2,5 Mds (LFI 2024) → ~1,15 Md (2025), nouvelle baisse en 2026, soit une division par 2 à 3 ; la candidate dit « divisé par 4 », jugé exagéré par le fact-check —, réforme du pacte Dutreil. Pas encore de programme chiffré consolidé — audit dès publication.
Reconquête, candidats de la primaire de la gauche non encore chiffrés, éventuelles candidatures nouvelles : chaque programme sera ajouté dès que deux conditions seront réunies — une candidature déclarée et des chiffres publiés permettant une traduction loyale en leviers.
Trois leviers abstraits — une dépense pérenne, une recette dont l'assiette s'érode, une économie à montée lente — pour comprendre la mécanique de l'audit. Aucun candidat réel n'est visé.
Un audit qui n'épargnerait que son auteur ne vaudrait rien. Sous les hypothèses communes — sans notre pari de croissance par les réformes, sans nos économies de prévention —, notre propre programme s'audite comme les autres. Sa trajectoire « réaliste » (dette ≈ 108,4 % en 2037) suppose que les réformes livrent la croissance qu'elles promettent ; la simulation à hypothèses communes, elle, ne crédite ce pari à personne. Chiffre à l'appui : sous les hypothèses communes, notre programme donne dette 2037 ≈ 133,6 % — moins bien que le tendanciel (131,8 %). Nous l'affichons : sans la croissance que les réformes doivent livrer, notre programme ne vaut pas mieux qu'un autre. C'est précisément pour cela que tout se joue sur l'exécution — et que la calculette reste ouverte.
Vérifiez par vous-même : chargez notre programme sous les hypothèses exactes appliquées aux autres candidats.
Un programme est traduit en leviers chiffrés (montant, montée en charge, érosion éventuelle, conflictualité) à partir de ses documents publics. Le scénario « Neutre 2027 — audit des programmes » applique la macro tendancielle, active les leviers du seul programme audité, et désactive tout effet propre au programme candid-IA. Les cibles affichées dans le simulateur sont alors les références européennes (déficit 3 %), pas nos engagements. « Neutre » veut dire : les mêmes hypothèses publiques pour tous les programmes, y compris le nôtre — pas un label d'indépendance. Les hypothèses sont choisies par l'auteur, publiées en clair et modifiables ; une revue extérieure pluraliste est recherchée.
Vous contestez un chiffrage, une érosion, un multiplicateur ? Tant mieux : c'est fait pour. Chargez le programme, changez les curseurs, et regardez ce que disent vos propres chiffres. Le moteur, les données et la méthode sont en accès libre — y compris le scénario d'audit lui-même (« neutre_2027 » dans les paramètres).
Cette page s'enrichira au fil de la campagne, à mesure que les candidats publieront leurs chiffres.